Première partie :

Du langage dans l’action

 

 

Présentation

 

Cette 1ère partie regroupe les fiches ayant pour objectif d’instaurer des situations où puissent se construire et de développer des compétences de « langage dans l’action » :

« [1]Il s’agit pour l’essentiel de faciliter l’acquisition par les enfants des usages les plus immédiats du langage : comprendre les énoncés qu’on leur adresse pourvu qu’ils soient directement articulés avec l’action et l’événement en cours et se faire comprendre dans les mêmes conditions ».

 

On y trouvera des fiches concernant la mise en place de situations propres à favoriser ce type de langage dans  :

 

  1. les activités classiques et rituelles de la vie quotidienne à l’école :

-activités de l’accueil, dont une fiche ressource explicite une conception et une organisation possibles, l’appel , les considérations sur le temps  qui passe , l’installation des enfants dans l’espace de la classe et leur implication dans la mise en place et l’utilisation des dispositifs, le rituel des comptines et poésies en regroupement.

-activités d’ateliers, dont la fiche ressource n°2 décrit différents dispositifs et fonctionnements, atelier d‘arts plastiques  ou atelier de fabrication , exemples de situations où le langage permet de faire, d’expliquer comment faire ,ou ce qu’on a fait.

 

  1. des activités de la vie « représentée »,

Permettant, selon la proposition de Jean Hébrard[2], tout en parlant du quotidien, de prendre une première distance par rapport à l’immédiateté de l’action : il s’agit bien d’y parler de la vie de tous les jours mais cette vie étant pour ainsi dire« représentée ».

 

Nous avons choisi 3 modalités permettant cette représentation du quotidien familier :

-les jeux de faire semblant, où l’on joue à la des situations de vie réelle en se donnant des rôles.

C’est le mode du « je serais le docteur et toi tu serais Mattéo, et tu serais…. », si familier aux enfants, que l’on tâche ici d’utiliser à des fins d’apprentissage.

Au fil des fiches successives  de ces  jeux, s’opère une progression dans la prise de distance par rapport au quotidien , de la dînette des doudous à des jeux plus culturels, qui impliquent livres et histoires fictionnelles (jeu de la libraire, jouer à la princesse ou à Boucle d’Or) qui annoncent déjà le jeu dramatique, ou des jeux plus abstraits, comme le jeu de messages de la chasse au trésor, qui implique la lecture de messages écrits.

 

 

 

-la photographie

La distance par rapport au vécu immédiat est instaurée ici par la mise en scène, le cadrage dans l’espace au moment de la prise de photo, tandis que le revisionnement a postériori permet un décalage dans le (même si la photo numérique permet de « voir » un résultat immédiat).

L’activité, pour présenter tout son intérêt langagier, implique qu’il y ait retour sur les photos prises)

 

 

 

-les albums de vie quotidienne

Dont nous pensons qu’il ne faut pas faire fi. D’abord parce qu’ils sont souvent présents à la maison , et que les enfants aiment à en retrouver à l’école les personnages familiers, qui vivent comme eux tout en n’étant pas eux, et en second lieu parce que leur intérêt pour « parler la vie » est très important.

 

Ces albums servent de transition entre le langage de l’action immédiate et le langage d’évocation de la 2ème partie.

 

 

 

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[1] Programmes de l’école primaire B.O .n°5 12 avril 2007 p.19

[2] « Lire, écrire , entrer dans le monde de l’écrit » Hatier p .107