Fiche 3 :

L’installation dans l’espace de la classe : s’installer, installer….

Les espaces de travail

Les affichages

Les plantes

Le coin des livres

Les coins de jeux

 

 

Enjeux

Si la classe est bien un lieu de vie, il paraît important pour favoriser l’intégration des enfants à cet espace de consacrer du temps à le leur présenter dans ses fonctionnalités puis de leur permettre progressivement de participer à son aménagement

L’enjeu est de prendre en compte la dimension éducative de l’espace classe dans ses diverses fonctionnalités, et plus particulièrement :

-les espaces de travail :

coin de regroupement

tables d’ateliers

coin des livres

coins de jeux

-les murs et leurs affichages

-les plantes

 

 

Objectifs

Permettre aux enfants de s’installer dans l’espace de la classe, d’abord en s’intéressant  à l’organisation de cet espace grâce à la présentation de l’enseignant, ensuite en participant eux-mêmes à cette organisation.

 

Le langage joue là un rôle socialisateur important :

En présentant les lieux de travail du jour, et par la suite les évolutions nécessaires (description des objets et de leur rôle)

En projetant l’évolution de certains aménagements (murs d’affichage, coins d’expositions)

En projetant et organisant la participation des élèves à ces aménagements

Compétences

S’intéresser aux installations de la classe et comprendre leur fonction

Comprendre les projets d’installations proposés

 

Ancrage

Vivre en communauté

Comprendre et organiser un lieu destiné à apprendre et à jouer avec les autres enfants

Déroulement

Evolution en cours d’année

Pour toutes ces activités, le comportement pédagogique s’articule autour de trois axes :

1. Phases de présentation du déjà là et ses fonctionnalités :

(le matin, à ou après l’accueil ou avant d’entreprendre les activités)

décrire des places des meubles et du matériel et expliciter l’usage,

2. Phases de réaménagement : (en collectif, puis dans les groupes)

commenter des changements

3 . Phases de mise en projet : (en collectif, puis dans les groupes)

inviter à réaménager différents dispositifs                             

 

 

 

1 .Les espaces de travail pour le jour/ le projet/ la semaine

Les présenter, les expliciter pour introduire la journée,  l’atelier, ou le projet

 

2. Les affichages

Les affichages permanents utiles à la vie de classe :

On en fixe les emplacements de manière constante afin de s’y repérer automatiquement. Toutefois leur déplacement délibéré pourra offrir une perturbation bénéfique, « un  conflit cognitif » et être source d’un progrès  d’apprentissage, de la lecture par exemple

les tableaux de prénoms : voir la fiche « l’accueil du matin »

les menus de cantine :

 tous niveaux : les lire le matin à l’accueil , les commenter en introduisant les catégories d’aliments entrées, viande ou poisson, légumes, dessert, laitages…et leur caractérisations, un peu sucré, salé amer, acide …

faire exprimer les avis des enfants ;

Grande section : faire lire ou « explorer » le texte écrit (voir la fiche 45 explorer des écrits familiers).

les textes de travail : « énoncés d’étude »

Certains textes qui sont travaillés soit en « écriture », soit en production d’écrit, soit en exploration de texte , sont affichés de manière sinon permanente du moins durable sur du papier affiche. Une illustration, une photo, peuvent parfois les accompagner en guise de signe de reconnaissance.

On s’y réfère pour retrouver l’écriture d’un mot ou d’un phonème.

On peut les « revoir » régulièrement en les récitant .

L’alphabet :

Il s’affiche au fur et à mesure qu’il est construit par les analyses des enfants (voir fiche41 : la construction de l’alphabet), ainsi que l’abécédaire auquel peut donner lieu son apprentissage.

Les  lieux d’affichages et  les expositions permanents

Du point de vue du langage tous ces affichages sont l’occasion d’utiliser et faire utiliser les mots de chaque jour, ainsi que de sensibiliser à la présence de l’écriture comme outil d’information et de mémoire. Certains des écrits figurant sur ces affichages serviront de matériau de travail pour l’apprentissage de l’écrit et de l’écriture.

Le tableau des nouvelles :

On peut par exemple concevoir un petit tableau d’affichage de la nouvelle du jour : une ou deux phrases très courtes :

« aujourd’hui il neige ! »

« Aujourd’hui, c’est la photo de classe »

« hier, Eric s’est coupé le doigt »

etc. …

éventuellement, la nouvelle peut être une photo et sa légende

Le tableau de météo éventuellement

Grand calendrier, avec des symboles choisis et convenus indiquant le temps qu’il fait

Les photos de classe, souvenir d’un projet ou d’une sortie

différentes formes de photos peuvent être choisies (voir fiche…)

 la photo du mois

la photo de classe

 

 

3. La vie des affichages :

Les moments forts d’expositions ou de décorations temporaires :

Des expositions ou des décorations peuvent être organisées temporairement pour marquer des dates ou des temps forts

Les anniversaires ,

regroupés peuvent donner matière à pliages, découpages, nappes et napperons de papiers, décorations pour une fête ou un goûter..

Noël,Carnaval, le jour du printemps et celui de l’hiver :

En dehors du projet de décoration de Noël( voir fiche 7), ou du déguisement de Carnaval, ces dates peuvent être l’occasion pour l’enseignant de faire des expositions surprises

Les surprises de l’enseignant :

Présentation d’œuvres d’art reproductions de photos, tableaux,

Exemple :

 une reproduction de mère à l’enfant G de La Tour

pour la nativité,

des printemps impressionnistes.. .

une photo de neige de  Doisneau….

 

Faire commenter la surprise « Est-ce joli pourquoi ? »

La premières expositions sont commentées par le maître qui donne ainsi un exemple du comportement culturel devant un tableau

Progressivement,, demander leurs impressions aux enfants , ouvrir un grand cahier d’impressions…

 

Le (ou les ) livre(s) du jour, de la semaine

Mettre en place une exposition  regroupant des albums ouverts à certaines pages sur un lutrin , une table,qui traitent d’un thème   rencontré dans les lectures ou les projets[1] .

Exemple :

Les chats dans les albums

La nuit

La Noël

Le carnaval,

Les vêtements

La pluie[2]

Les albums de Claude Ponti ou d’Arnold Lobel.

 

Ces mini expositions peuvent être préparées par l’enseignant comme une surprise. Elles permettent un commentaire : du langage de description d’action, mais aussi d’expression de jugement, du retour sur une activité déjà réalisée, ou d’évocation d’un projet à venir.

 Bref une transition du langage d’action à un langage d’évocation.

Dans un second temps, on peut concevoir ce projet avec la participation des élèves

Le coin des livres

Il peut être constitué d’avance et nécessite donc un commentaire fréquent de présentation par l’enseignant :

Nouveaux livres,présentation des déjà-là

…Ou rassembler tous les livres lus en classe et se constituer peu à peu.

L’animation par le langage consistera alors à laisser les élèves le fréquenter, mais consacrer un moment , à fixer où leur demander ce qu’ils ont lu, d’aller y choisir éventuellement un livre pour faire semblant de le lire aux autres, ou pour jouer aux libraires….(fiche 11)

 

 

Les bacs des plantes :

Les activités de soins aux plantes sont des activités propices à acquérir et renforcer le lexique concernant les végétaux , leurs dénominations , les gestes divers des soins, mais aussi en même temps que se construit le concept de vivant un vocabulaire et une réflexion plus abstraits sur la finalité de l’arrosage, de la lumière , sur le moment de la plantation, de la pousse, de la floraison…

Ce coin peut être l’occasion d’écrits multiples :

-des albums

-des tableaux de soins à donner

-des calendriers de pousse

-des étiquettes de noms

 

 

Les coins des collections, des trésors, et des cueillettes

Ce coin peut être l’occasion d’écrits multiples :

-des photos de sorties légendées

-des textes rappelant  une sortie

-des étiquettes de noms

 

 

 

Prolongements

Tous ces lieux de vie sont sources de projet ou dépositaires des productions qui en résultent.

 

Ils sont aussi  source d’occasions de produire nombre de petits écrits à lire ou à écrire, en ateliers d’orthographe ou de production d’écrit.

 

 

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[1] Telle qu’en préconisait par exemple Rémi Stoecklé dans Lire des albums à l’école maternelle