II Fiche ressource : le fonctionnement en ateliers et le rôle du langage

Pendant l’accueil, il est intéressant, afin de faciliter l’intégration des enfants dans la classe et les groupes d’enfants, de choisir une disposition en ateliers, autour de grandes tables de huit à quatre enfants.

Mais l’intérêt de cette forme de fonctionnement déborde le cadre de l’accueil (et d’ailleurs celui de la maternelle.)

 

Il est toutefois nécessaire d’analyser  différents types de fonctionnement en ateliers, leurs finalités spécifiques,

On ne prend en compte ici pour l’analyse que les paramètres suivants[1] :

-nombre d’enfants

-nature de la tâche

-présence/absence du maître ou travail autonome.

 

 

 

On peut distinguer plusieurs  « types de fonctionnement » :

 

Type 1 : travail individuel

Tous les élèves travaillent à la même tâche, mais pour faciliter les interactions et parfois les rassurer, ils sont installés par petites tables.

Cette disposition exclut l’usage du tableau, ne favorise pas les interventions à destination de l’ensemble de la classe, qu’elles émanent du maître ou d’un enfant.

Pleine d’intérêt dans les ateliers du matin,elle sera intéressante plus tard en expression écrite où l’on a constaté  par exemple qu’elle atténue l’angoisse de la feuille blanche, en leçon d’écriture, recopiages divers, mise au propre, correction de travaux écrits….

 

L’enseignant est disponible pour tous les groupes, circule entre les tables, offre à chacun une aide ponctuelle et individualisée, veille sur chaque travail

 

Les écueils :

-La tentation d’intervenir  à la cantonade : il faut s’adresser aux enfants individuellement  ou au petit groupe d’une table.

-La dérive d’aides individuelles trop longues et circonstanciées : il faut intervenir ponctuellement, quitte à revenir plus tard à l’enfant qui en a besoin.

 

Le langage dans ce type de fonctionnement :

Explicitation de la tâche, point sur son avancée, relance, explication ponctuelle pour avancer

 

Type 2 : travail d’équipe

Tous les enfants travaillent au même projet mais pas forcément à la même tâche ; le travail est réparti suivant le niveau ou le goût des élèves, en actions complémentaires.

 

Ce fonctionnement convient bien aux projets complexes et aux groupes classe de niveaux  hétérogènes, classes cycles par exemples.

 

Le temps d’atelier sera précédé d’un temps d’organisation et suivi d’une mise au point collectifs afin de mesurer l’avancement du projet.

 

Le langage :

Un temps de projection collective, repris dans chaque groupe par une explicitation  de la tâche spécifique au groupe ;

Une analyse du travail fait, une clôture de l’atelier, qui résume et se reprojette dans l’avenir.

Langage en situation qui commente et explicite, mais aussi langage d’analyse du pourquoi et du comment, et de la projection, donc langage d’évocation.

 

 

Type 3 : travail focalisé sur une activité

C’est le fonctionnement qui convient à un travail très encadré par le maître

Celui-ci se tient dans ce groupe, et surveille seulement les autres enfants en autonomie.

Il paraît plus facile d’occuper ceux-ci à des tâches absorbantes et individuelles, disposées par tables individuelles, car des tables de groupes seraient  animées et bruyantes .

 

C’est le fonctionnement idéal des ateliers de récits, et plus tard d’orthographe par exemple…

 

Langage en élaboration, récits individuels, semi-collectifs, langage de travail , essais, reprises…

 

 

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[1] Il est bien sûr intéressant d’envisager par ailleurs le choix des enfants dans le groupe (voir à ce sujet J.FijalKow)