IX Fiche ressource : Les histoires « racontées » sans livre

 

L’enjeu fondamental :

Est de donner aux enfants le plaisir du récit raconté , de les familiariser avec un « monde de paroles »…qui « trouve force d’existence dans les seuls mots»[1], enfin de leur transmettre en les adaptant des histoires de notre culture ou des autres cultures du monde.

 

 

Les gestes et les procédures d’enseignement :

Il s’agit de raconter sans livre comme un  récit oral en l’adaptant, en le simplifiant, en le disant « à sa guise ». 

 

Et de raconter souvent, et de raconter encore et encore ces histoires, pour  sensibiliser les enfants à la culture du récit.

 

 

 

Trois styles d’histoires ont ici présentées :

-les histoires tirées des légendes et récits antiques

Ces histoires sont amplement utilisées par les films et mangas télévisés et il est important d’en transmettre une forme plus traditionnelle afin d’en faire des références culturelles .

Il serait  important dans la même perspective  de puiser aussi au fonds traditionnel des autres cultures.

 

Ces histoires là vont toujours commencer par la même formule d’ouverture, par exemple :

«  C’était il y a très  très longtemps , dans la nuit des temps »

 

- des contes de fées traditionnels, comme le Petit Poucet

Ces histoires là vont toujours commencer par la même formule d’ouverture, par :

 « Il  était une fois »

 

-des petites histoires du genre contes de nourrice, riches en structures rimées et répétitives qui amusent et nourrissent la syntaxe.

Ces histoires là vont toujours commencer par exemple par :

 « Je vais vous raconter une histoire qu’on me racontait quand j’étais enfant »

 

- des histoires-randonnées de genre « La maison que Jacques a bâtie »…[2]

 

Le choix de ces histoires  peut  être aléatoire, à la guise du conteur, ou s’articuler sur un réseau thématique , comme le fil d’Ariane , le petit Poucet, le train des souris…, ou bien le Cyclope, le Minotaure, les Sirènes .

 

-A toutes ces histoires du patrimoine, petites et grandes, on pourrait si l’on en avait le talent ajouter des histoires personnelles du temps passé, de nos parents, pour éveiller la curiosité des enfants  sur les manières de vivre de nos parents et grand parents.

 

 

Les principes à suivre :

-Toujours commencer par la même formule d’ouverture (suivant le style d’histoire)

- Raconter sans le support d’un livre

-Raconter en prenant à témoin les auditeurs

-Raconter plusieurs fois

-Autoriser les enfants à raconter à leur tour, mais non à interrompre le récit de l’enseignant conteur 

- Répéter le même rituel de récit oral[3] :

 

 

technique de récit oral :

-préparer un récit oral en adaptant une  histoire d ‘un recueil de contes ou en utilisant ses propres souvenirs

-s’installer pour l’histoire

-commencer par une formule rituelle

-raconter en ayant soin d’employer des formules « phatiques », qui s’adressent aux auditeurs pour capter et maintenir son attention .

Exemple : « je vous le dis »,  « et que croyez-vous qu’il arriva ?.. », « et c’est alors… »

- finir par une formule de clôture

 

 

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[1] Jean Hébrard, Lire, écrire, 1-entrer dans le monde de l’écrit Hatier p.107

[2] Contes en ritournelles Edith Montelle et Vérena Butscher

[3] On peut toujours se référer aux conseils « rétros » toujours précieux et non démodés de Sara Cone Bryant :

Comment raconter des histoires à nos enfants Fernand Nathan 1980