Troisième partie

L’initiation au langage de l’écrit

 

 

Trois directions de travail sont envisagées dans cette partie concernant « l’entrée dans le monde de l’écrit »[1] et de l’écriture, telles qu’elles sont fixées dans le document « Mise en œuvre du socle commun.. »[2].

 

  1. La familiarisation avec la culture écrite

Cette familiarisation n’est pas  l’objet de fiches d’activités spécifiques, mais est menée continument lors de nombreuses activités décrites dans l’ensemble des fiches

.

On trouvera un tableau récapitulant ces tentatives de sensibilisation et les moments de passage de l’oral à l’écrit dans la fiche ressource XII.

 

  1. L’apprentissage de l’écriture graphique

Cet apprentissage concerne certes le geste à éduquer, mais est aussi envisagé comme le meilleur accès à la compréhension du fonctionnement du code écrit. A l’acquisition de « la clarté cognitive »[3]

 

Les fiches 41 à 44 proposent des activités où l’écriture permet d’entreprendre la construction d’une compétence phonographique, voire orthographique sur un certain nombre de mots courants

 

A propos des compétences phonographiques :

 

Il faut distinguer la compétence phonographique, qui provient de la compréhension du fonctionnement du code écrit et de la connaissance des correspondances phonographiques, qui permet de faire des hypothèses d’écriture de syllabes ou de mots, ou d’en déchiffrer en « connaissance de code ».

Cette compétence phonographique n’est pas suffisante pour savoir écrire les mots.

 

Et la compétence orthographique, qui résulte de la connaissance de l’écriture des mots, et qui permet de les orthographier conformément  à l’usage établi.

 

On peut considérer que la 1ère est fondamentale mais il est à nos yeux important de construire la 2ème, progressivement, mais dès le début de l’apprentissage de l’écriture, afin que la représentation que l’enfant a de l’orthographe comporte toujours ces deux composantes.

 

 

 

  1. Les premières pratiques d’ « exploration des textes écrits »,

Ces explorations préfigurent les premières tentatives pour lire des textes, et mettent en place un début de méthodologie[4]

Deux ateliers sont proposés :

-          Un sur des mots à reconnaître dans des contextes familiers de vie ou d’histoire.

-          Un autre sur de courts messages connus, voire mémorisés, lors d’activités précédentes.

4.  Les premières tentatives pour produire des  écrits

Avant  de savoir  écrire de manière autonome, ces productions en dictée à l’adulte et éventuellement en recopiages partiels permettent d’entrer intimement dans le fonctionnement de la communication et de la création écrites.

-          deux fiches de production d’écrits assez courts, un récit sur B.D et un message de  carte postale .

-          un projet à plus long terme permettant de collecter sur une période à déterminer des productions courtes : un recueil de textes

-          une fiche enfin fait le point sur différents types de cahiers d’écrit personnels.

 

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[1] En empruntant ce titre à Jean Hébrard, op. cité

[2] B.O. n°5, 12/4/2007

[3] J.Fijalkow : Lire et raisonner PRIVATp.49

[4] G. Chauveau : former des enfants explorateurs de textes. L’enfant apprenti lecteur L’HARMATTAN