XIV Fiche ressource : petites explorations des textes écrits

 

Intérêts des situations d’exploration des écrits:

        Ces activités ont pour finalité de cultiver la curiosité à l’égard de « ce qui est écrit » et d’instaurer la familiarité avec certains mots et de manière plus généralisée l’intuition de la notion de mot.

Dans un premier temps, l’affichage récurrent de mots ou courts textes par l’enseignant, puis l’écriture par l’élève d’un certain nombre de mots ou de courts messages,  met en place cette fréquentation et développe cette familiarité.

En deuxième lieu, on peut systématiquement organiser des ateliers d’exploration de l’écrit, d’abord à la recherche de mots , puis à l’analyse  de messages plus importants .

Les objectifs de ces activités sont de trois ordres :

-Familiarisation avec les fonctions sociales de l’écriture, fonction de représentation symbolique et fonction de communication sociale.

-Construction intuitive de la notion de mot, d’abord en situation « d’étiquetage », de liste, puis dans des phrases, phrases titres, légendes d’images…., courtes histoires. Concept, forme orale, image écrite, écriture en lettres vont venir structurer progressivement cette notion.

-Prise de conscience de la forme physique du texte écrit : pages, lignes , paragraphe, discours direct inséré, phrases limitées entre majuscule et point final, mots séparés par des blancs, lettres dans les mots

Ces objectifs sont déjà ceux que développent les activités d’écriture :c’est par elles d’abord que se mettent en place ces prises de conscience . Puis  c’est ensuite par  elles ET par l’exploration des textes qu’elles continuent de se développer de manière complémentaire.

 

Quelle progression se donner ?

Comme y invite le « socle commun.. »[1] p .22 -23-24, et sqq. ,on peut envisager d’entrer dans le code écrit par les activités d’écriture[2]qui « individualisent le lettres et fournissent un matériau important pour la construction du principe alphabétique »

-écrire des mots et de courts messages (fiches 41 à 44)

-trouver des mots dans des écrits familiers par  signalement du maître(fiche 45)

-analyser de courts messages, titres, phrase courtes,… pour y reconnaître des mots(fiche 46).

 

Quels mots quels textes choisir ?

Comme pour les activités d’écriture, toujours choisir des mots qui parlent à l’esprit et au cœur des enfants : leur nom puis des noms, de camarades, de personnages, des membres de leur famille, les verbes j’aime, j’ai peur, je suis content, les mots Noël, Carnaval, Hiver, printemps, lourds de charge affective.

Pour les énoncés plus longs  choisir de reprendre des phrases ou des titres connus par leurs poèmes et chansons appris, les lectures et leurs productions …

 

Quels caractères d’écriture ?

Capitales d’imprimerie, d’abord, pour les mots en particulier, puis plus tard écriture manuscrite cursive, et pour « lire », minuscules et majuscules d’imprimerie ou script.

 

Les gestes et les postures d’enseignement :

Pour  reconnaître des mots dans des listes ou leur environnement contextuel :

  1. faire prévoir par le contexte les mots qu’on peut trouver
  2. signaler [3]la présence de tel ou tel mot
  3. le faire montrer par l’élève
  4. valider
  5. faire énoncer  les lettres qui le composent pour valider par comparaison à un modèle ou pour fixer sa graphie

Lorsque le signalement de certains mots aboutit sans problème à sa reconnaissance, on peur demander simplement de le verbaliser dans d’autres contextes… ou hors contexte.

Pour analyser des titres ou petites phrases

Travailler toujours sur des phrases connues par cœur, afin que l’élève puisse mettre en correspondance la phrase orale et la même phrase écrite.

  1. redire la phrase
  2. compter les mots
  3. désigner chaque mot
  4. faire retrouver les mots par l’élève

Chacune des ces activités peut être prolongée ou reprise par une activité d’écriture (voir fiches (41-44)

 

 

Les compétences spécifiques à construire et à observer :

  1. compétences méthodologiques : formulation d’hypothèses, recherche d’indices lettres, mémorisation
  2. reconnaissance de quelques mots de mémoire, ou par indices de contextes, ou par indices alphabétiques.

 

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[1] Et le préconise par exemple J Fijalkow

[2] « C’est dans les activités d’écriture, non de lecture , que les enfants parviennent à vraiment « voir » les lettres qui distinguent les mots entre eux »B.O. N°( av.2007) p .24

[3] On peut rappeler la différence entre SGNALER et VERBALISER (J .Fijalkow)

-signalement d’un mot : l’enseignant signale le présence du mot dans le texte, la liste etc…et l’enfant le retrouve.

Cette opération s’avère nettement plus facile que la :

- verbalisation : l’enfant verbalise, oralise, le mot qu’on lui montre.

D’où le conseil donné, commencer par des « signalements », ou revenir à des signalements quand la verbalisation échoue.